La modernité belge


Michel Biron

425 pages • 1994

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Qu'il s'agisse de Paris, Londres ou New York, la modernité n'a de définition et de légitimité que par la métropole. Les espaces périphériques, n'y ont donc droit qu'en s'intégrant au centre, qu'ils peuvent enrichir de quelques apports forcément secondaires.

 

Dans cette logique, il ne saurait y avoir de modernité belge, pas plus qu'il n'y a de modernité bretonne, occitane ou irlandaise. Et pourtant la Belgique n'existe que dans cette modernité à laquelle elle n'a cessé de se colleter dès le début du dix-neuvième siècle. Parler de modernité belge exprime donc à la fois un contresens et une tautologie. Dans le cas de la littérature, la modernité apparaît comme ce qui constitue les textes et ce qui semble leur faire défaut. De Camille Lemonnier à Jean-Pierre Verheggen, de La Jeune Belgique à la «Belgitude», la littérature belge n'a cessé de se penser comme la plus moderne des littératures décentrées et la plus décentrée des littératures modernes. À travers la lecture sociocritique de quelques œuvres emblématiques (Happe-Clair de Lemonnier, textes surréalistes de Paul Nougé, Les Bons Offices de Pierre Mertens ou Le Degré zorro de l'écriture de Jean-Pierre Verheggen), qui ponctue une description évolutive de l'institution littéraire, cet ouvrage se propose de montrer comment s'est construit l'espace de la modernité en Belgique francophone.

Prix Raymond-Klibansky, 1995

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ISBN 9782760616400
40 $



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