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Essai d'anthropologie élémentale
EN LIBRAIRIE LE 10 NOVEMBRE
Eau des glaciers, eau des nappes phréatiques. Eau qui s’évapore et se liquéfie, engloutit, ouvre de nouvelles voies. Eau de nuages qui versent ou ne versent plus. Eau de vie. Eau de mort. Eau qui destine géologie et climatologie, écologie et politique, depuis 4,5 milliards d’années. Mondialisation première, à la fois immanente et infinie.
Et qui redessine, aujourd’hui, aux quatre coins de la planète, une géographie vivante contrariée. Ses lignes, ses versants, ses points d’inflexion activent tout un tissu de relations, des courses, des relais, des scènes et des voisinages parfois insoupçonnés. Puissances et devenirs dont l’anthropologie reste à faire.
L’eau constitue ainsi la base, le milieu et la résolution de toute culture. Elle est ce motif communicationnel singulier, ce foncteur d’agencement vital, aussi discret qu’incontournable. Elle opère du dehors, du dedans, du dessous, du dessus. Depuis l’hier jusqu’aux lendemains. Elle est utérine, urinaire, amniotique. Elle est naufrage, noyade, engloutissements. Recommencements. Source.
Trafic d’icebergs, ensemencement de nuages, finance hydroélectrique, plongée minière : voici quelques détournements contemporains de l’eau présentés dans cet ouvrage ethnographique singulier, à mi-chemin entre l’analyse argumentative et le récit.
David Jaclin enseigne l’anthropologie à l’Université d’Ottawa où il dirige le HumAnimaLab.

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Papier
ISBN : 978-2-7606-5671-0
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